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L’EICnam ou la formation tout au long de la vie

L’EICnam ou la formation tout au long de la vie

L’EICnam porte une mission d’importance, héritière de l’histoire du Cnam : l’égalité des chances et la diversité. La variété et la souplesse des modes de formation permettent à chacun de débuter ou reprendre un cursus menant vers un diplôme d’ingénieur.

Ascenseur social

L’égalité des chances fait partie des gènes du Cnam et de son école d’ingénieurs, tous deux spécialistes de la formation professionnelle d’adultes. A l’inscription à l’EICnam, on trouve ainsi 6 % d’ouvriers et 8,5 % d’employés. Le reste des inscrits est composé en majorité de professions intermédiaires et pour environ 10 % d’ingénieurs cadres.
Quand on regarde la même promotion un an après l’obtention du diplôme, la répartition est très différente. Les ingénieurs cadres atteignent alors plus de 85 %.
La force de l’EICnam, à l’image de l’ensemble du Conservatoire, réside dans ce rôle de promotion sociale. L’ouverture de l’école Vaucanson, en septembre 2010, en est un autre exemple. Elle est réservée aux meilleurs bacheliers professionnels. Cette école d’excellence a pour objectif de lutter contre un vrai gâchis de talents en donnant aux entreprises la possibilité de s’ouvrir à la diversité qui est une force. En 5 ans, les étudiants prépareront, en apprentissage, un master en Ingénierie industrielle ou en Gestion / Management. Le premier site, parisien, sera suivi dés la rentrée 2011 par d’autres ouvertures en régions.

Des modes de formation variés

L’alternance fait déjà partie des habitudes de l’EICnam. Sur les 1100 élèves ingénieurs, 27% préparent ainsi leur diplôme avec des allers-retours entre une entreprise et leurs cours.
Titulaires d’un BTS ou DUT, ils sont soit en contrat d’apprentissage, soit en contrat de professionnalisation.
Le HTT : La plus grande part des inscrits à l’EICnam, soit 63%, suivent cependant leur formation hors temps de travail, en soirée, le samedi, en semaines bloquées ou à distance.
Enfin, 10% des élèves-ingénieurs suivent un cursus en formation initiale. C’est possible à l’Ecole supérieure des géomètres et topographes (ESGT), un institut du Cnam situé au Mans.

Parmi les inscrits, on trouve aussi des ingénieurs de fait, dans leur quotidien professionnel, dont les compétences techniques et managériales n’ont pas été certifiées par un diplôme. S’ils cumulent au moins trois années d’expérience au niveau ingénieur, ils peuvent déposer une demande de VAE, validation des acquis de l’expérience, qui si elle est acceptée, transformera leur expérience terrain en diplôme. Un réseau de 70 conseillers Cnam accompagne les candidats à la VAE pour positionner leur demande, analyser leurs acquis réels et préparer les épreuves de validation.

Un cursus à la carte

Une autre spécificité de l’EICnam réside dans la formidable souplesse des modes de formation. Changer de centre régional en cours d’année ne constitue pas une entrave à la formation d’un élève-ingénieur. Tout le catalogue est déployé dans les 28 centres régionaux. Par ailleurs, le Cnam a été précurseur en matière de formation à distance, en proposant dés 1998, une plate forme d’e-learning, Plei@d. Les élèves peuvent ainsi en partie suivre leur cursus à distance, avec un contact permanent avec l’enseignant via chat, rendez-vous téléphoniques ou visio conférence.

La plupart suivent des formations hybrides, en présentiel et à distance. Chaque élève se construit son programme.
«Il n’y a aucun parcours type, seulement des maquettes de cursus avec un certain nombre de cours à suivre, confirme Michel Terré, directeur de l’EICnam.
En réalité le temps n’existe pas ! C’est à chacun de suivre son rythme.» Comme la plupart des élèves travaillent déjà et ont souvent une vie familiale, le temps moyen d’obtention d’un diplôme ingénieur est de 7 ans.

Témoignages

Concilier formation, profession et vie privée

«Je venais d’entrer dans le monde professionnel et je n’avais pas envie de retourner bien sagement sur les bancs de l’école. Alors j’ai choisi de suivre ma formation en cours du soir, après mes heures de travail» :
C’est ainsi que débute le projet de Magali Babé, détentrice d’un BTS étude et réalisation d’outillage en 1998.
Pour monter en connaissances et en qualification, elle se lance dans le cursus ingénieur en Mécanique en Franche-Comté, sur les conseils de son beau-père, lui-même Ingénieur Cnam.
«L’avantage de l’EICnam est de proposer un cursus qui s’adapte au rythme de chacun, sans durée limite, ce qui permet de concilier au mieux formation, profession et gestion de sa vie personnelle et familiale. De plus, les ingénieurs Cnam sont renommés au sein du monde de l’entreprise. Etre diplômé Cnam, c’est aussi détenir un brevet de ténacité et de persévérance !».
 En 2009, son diplôme d’ingénieur en poche, Magali Babé, toujours dans la même entreprise, a vu son salaire grimper fortement.

Alterner théorie et pratique pour se former efficacement

Une formation pragmatique, basée sur l’action et l’expérience de terrain : voilà quel est le souhait de Benoît Akkaoui en 2006, quand il décide de reprendre une formation d’ingénieur. C’est alors qu’il découvre la formation en apprentissage de l’EiCnam.
«J’étais et je suis toujours sensible à la démarche de l’apprentissage. Me former en côtoyant des personnes plus expérimentées, avoir de l’autonomie et alterner entre le concret d’une entreprise et la théorie des cours, c’était bien ce que je cherchais.»
Pendant trois ans, Benoît Akkaoui apprécie le double tutorat proposé avec un ingénieur en entreprise et un enseignant à l’école. « Cela permet un suivi personnalisé de chaque élève avec les spécificités liées à son parcours personnel », explique t-il. Aujourd’hui ingénieur diplômé en Génie Electrique à Paris, il mesure l’intérêt de sa formation. « Cela m’a apporté une meilleure connaissance de mes capacités d’entrepreneur et plus de confiance en mes compétences d’ingénieur. Je sais qu’elles sont validées par des réalisations concrètes en entreprise que je peux valoriser auprès de futurs employeurs.»

Avancer à son rythme

Le cursus d’Eric Le Lièvre de la Morinière témoigne de la souplesse des parcours des
élèves-ingénieurs. Titulaire d’un DUT en génie électrique obtenu en 1994, ce père de famille commence en 2002 sa formation en électronique. «J’ai suivi les cours du soir mais j’ai aussi profité des possibilités de formation à distance. Le Cnam m’a permis d’avancer à mon rythme, sur des lieux différents de formation, à Rennes puis à Angers.» Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en novembre 2008, Eric Le Lièvre change de poste au sein de son entreprise; il est promu ingénieur.


Faire reconnaître son expérience professionnelle

«Quand j’ai entamé ma procédure de VAE, j’ai eu la profonde conviction que mes différentes expériences correspondaient exactement à un niveau d’ingénieur.»
 L’intuition de Cyril Ledru ne l’a pas trompé : il a obtenu par la validation des acquis de
L’expérience, son diplôme en informatique en 2009 au Cnam Pays de-la-Loire.
Son parcours au sein du Cnam avait commencé presque 10 ans auparavant, avec l’obtention d’un BTS informatique industrielle en cours du soir.
«J’ai choisi le Cnam pour la variété de ses enseignants : c’est un centre composé à la fois de formateurs issus du monde professionnel, au plus prés de la réalité des entreprises, et de professeurs plus académiques.» Son évolution professionnelle, qui l’avait mené à exercer le rôle d’un ingénieur intégration, lui laissait peu de temps pour finir son cursus. «Il aurait été très difficile de mener un mémoire au sein de mon entreprise pour obtenir mon diplôme. Sans la VAE, je n’aurais pas eu de reconnaissance officielle de mes compétences et expérience.»

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704 ko, 20/05/2011 télécharger

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