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Indispensables aux entreprises

De vrais tremplins vers des carrières àresponsabilités

Clé du développement de l’entreprise, les métiers de la gestion et de la comptabilité ne connaissent pas la crise. Avec des réglementations en constante évolution, les entreprises ne peuvent se passer de ces professionnels. À bac +2/3 et surtout à bac +5, ils connaissent de belles évolutions de carrière.

Et même si les volumes de recrutement sont moins importants depuis quelques années, ils se maintiennent à des niveaux encore très significatifs. Dans ses baromètres publiés fin 2013, l'Apec notait d'ailleurs une «progression certaine» des offres d'emplois de la catégorie.

Attention, si ces fonctions sont extrêmement Intéressantes et à terme très responsabilisantes, elles exigent de solides formations.

 

Comptabiliser, analyser, conseiller.

 

Contrainte légale, toute structure, privée ou publique, possède une comptabilité et doit le plus souvent certifier ses comptes : c’est le bilan.

La comptabilité est souvent externalisée dans le cas des toutes petites structures. Avec la complexification législative grandissante, les entreprises sont de plus en plus en demande de services comptables. De quoi assurer une place aux jeunes diplômés.

De son côté, le marché de l’audit et du conseil est dominé par de très grands cabinets, les "big four" (Ernst & Young, PricewaterhouseCoopers, KPMG et Deloitte) qui regroupent 25 300 consultants en 2012.

Par ailleurs, des milliers de cabinets de conseil, la plupart de petite taille, proposent leur expertise en finance, fiscalité, management, stratégie d’entreprise, logistique…

Cette activité représente le premier employeur des jeunes diplômés des grandes écoles de management (enquête CGE 2013). Issus des meilleures formations, ils représentent une écrasante majorité des recrutements de cadres réalisés chaque année par les 4 cabinets leaders du secteur.

Enfin l’expertise comptable résiste bien aux crises économiques : 2 millions d’entreprises font appel à des experts-comptables. En 2012, on dénombre 19 500 experts-comptables et 150 000 salariés dans leurs cabinets.

Des comptables… aux experts

En entreprise, les comptables sont parfois spécialisés par type de clients ou de fournisseurs, et supervisés par des chefs comptables.

Les contrôleurs de gestionet les auditeurs internesaident la direction à piloter l’entreprise.

Tandis que les trésoriers et les credit managersoptimisent la gestion financière.

Les PME sont friandes d’assistants de gestionau profil polyvalent.

En cabinet, les experts-comptables, assistés de collaborateurs, accompagnent les entreprises dans leur gestion comptable et financière, un métier en plein bouleversement suite à une ouverture à la concurrence dans le cadre d’une directive européenne de 2010.

L’audit légal, c’est-à-dire la certification des comptes, est assurée par des commissaires aux comptes. Ils sont souvent également experts comptables.

Le contrôle de gestion au premier plan : Parmi les fonctions les plus ouvertes aux jeunes diplômés figure, bien sûr, le contrôle de gestion. Un domaine dont le périmètre s'est véritablement élargi au fil des années parce que les organisations n'ont cessé de gagner en complexité.

Cette discipline a par ailleurs investi des secteurs dont elle était auparavant absente comme les PME ou encore l'administration, complétant la stricte fonction technique d'une mission de dialogue avec l'interlocuteur.

Dans le métier de l'audit, moins de changements en termes d'objectifs, mais la discipline continue de se trouver au cœur de questions cruciales qui confirment l'importance de ces professionnels. Gestion du risque, exigences réglementaires en hausse, renforcement des contrôles en interne, de quoi donner du travail aux auditeurs.

 

Un bac + 2, + 3, + 8 :Un bac +2 au minimum, BTS (brevets de technicien supérieur) ou DUT (diplômes universitaires de technologie) du domaine, conduit à des postes de comptables, de gestionnaires de paie (très recherchés), ou d’assistants en gestion.

Par ailleurs, toute une filière est spécifique à l’expertise comptable avec 3 niveaux de bac+3 àbac+8 menant à différents métiers: le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion) en 3 ans,le DSCG(diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) en 2 ans et le DEC (diplôme d’expertise comptable) en 3 ans.

 

Le Bac +4/ Bac +5, un sérieux atout : Les Bac+4 et surtout les Bac+5 demeurent les cursus les plus recherchés. Pour être recruté, prière de présenter un solide CV et les stages adéquats... Parmi les modèles les plus appréciés figurent bien sûr les diplômés d'écoles de commerce complétés d'une spécialisation dans les métiers du contrôle ou de l'audit. Cela dit, les Masters sont très appréciés. Les ingénieurs aux doubles profils techniques et de contrôle ne manqueront pas non plus. «Il y a de vrais besoins en diplômés Bac+5, explique Valérie Ader, administratrice chez Syntec Conseil en Management et présidente de Colombus Consulting. Mais plus que des profils hyper spécialisés, les entreprises et les grands cabinets de contrôle et d'audit chercheront davantage des formations généralistes qui pourront ensuite se spécialiser progressivement vers certains domaines d'activité. C'est pourquoi le jeu est assez ouvert en termes de parcours. Qu'ils soient issus de grandes écoles ou D’universités, qu'ils soient passés en premier lieu par la prépa ou par un DUT, aucun modèle ne prédomine. Ce qui compte ; c’est la valeur du jeune diplômé et son potentiel».

Une fois en poste, les jeunes contrôleurs, consultants et autres auditeurs vont pouvoir consolider leurs expertises avant de rapidement envisager de plus fortes responsabilités. Au contact de nombreux interlocuteurs, ces professionnels auront l'occasion d'apprendre beaucoup des organisations et se trouveront directement au contact de décideurs. De quoi acquérir une vision très panoramique des situations et cumuler d'impressionnants atouts pour la suite de leur carrière

 

Sur le web

Découvrez 12 métiers de l'audit, de la comptabilité et de la gestion

 

 

 

Témoignages de professionnels :

La crise a-t-elle impacté le recrutement des jeunes diplômés ?

Laurent Germain, Directeur du groupe de finance  de Toulouse Business School 

«Il est vrai que nous avons assisté à un "refroidissement" des recrutements après la crise. Toutefois, si la finance de marché a pâti de cette conjoncture, il reste de nombreux postes à pourvoir en finance d’entreprise et en gestion des risques.

Je constate, actuellement, une reprise des offres mais le niveau d'expertise demandé s'est considérablement élevé».

Investir quand cela va «mal», plutôt que lorsque cela va «bien» ! Le marché n'est pas aussi sinistré que beaucoup veulent le prétendre. Certes, le recrutement est un peu tendu pour les métiers de compte propre et je conseille vivement à mes étudiants d'aller vers les métiers de la gestion des risques, de la gestion de portefeuilles.

Ceux qui, d'emblée, choisissent un poste spécifique, peuvent rencontrer des difficultés. Ceux qui sont moins exigeants, plus ouverts, ont de fortes chances d'évoluer à terme vers des carrières très généreuses et rapides, voire pour certains fulgurantes.

 

Quel avenir pour les métiers de la Finance après la crise ?

Robert Joliet, responsable de la filière finance, leseg School of Management

Si certains de ses métiers ont été durement touchés par la crise, la finance n'en demeure pas moins nécessaire au fonctionnement d'une entreprise ou pour préparer efficacement votre retraite ! La planification financière et la gestion d'actifs restent des métiers porteurs d'avenir.

En temps de crise, les particuliers et les entreprises ont plus que besoin de conseils et de support pour gérer leurs opérations et leur patrimoine, notamment ceux qui aspirent à davantage de sécurité.

Autre métier porteur mis au-devant de la scène par ce contexte d'incertitude ? L’analyse et la gestion des risques financiers.

Identifier les risques et, si possible, les maîtriser est devenu un besoin important pour les entreprises, renforcé par les nouvelles  réglementations en la matière.

Les actuaires, par exemple, sont très recherchés.

Enfin, les directions financières des entreprises sont également à la recherche de nombreux talents, notamment au niveau de la gestion et de l'anticipation de la trésorerie, souvent malmenée en temps de crise, ou du contrôle et de la communication financière.

Une parfaite connaissance et compréhension du monde de la finance et des méthodes quantitatives sont définitivement nécessaires mais ne sont pas suffisantes

Les étudiants qui désirent s'orienter vers les métiers de la finance et se distinguer des autres candidats devront également faire preuve d'un savoir-fa ire et de savoir-être. Posséder des aptitudes à résoudre des problèmes en temps et en heure tout en proposant des solutions innovantes est un atout indéniable. Des capacités à apprendre et à s'adapter à un environnement changeant sont également deux qualités essentielles.

En outre, un grand sens des responsabilités et de transparence [une éthique professionnelle ?) sont devenus incontournables.

Enfin, l'ouverture et la mobilité internationale ainsi que la connaissance des langues étrangères sont des compétences indispensables dans un marché de l'emploi de plus en plus globalisé. »

L'audit a-t-il vraiment du mal à recruter ?

Olivier de La Villarmois, directeur du Master Contrôle Audit de l'IAE de Paris

Il est un peu caricatural de parler de l'audit dans son ensemble alors que ce terme recouvre une diversité de métiers : audit interne/audit externe et audit légal/audit contractuel.

Le terme d'audit renvoie le plus souvent au seul audit externe contractuel, ou commissariat aux comptes.

Plusieurs indices révèlent les difficultés de recrutement : l'audit apparait régulièrement sur les listes de secteur souffrant de pénuries de personnel, en particulier celle du ministère de l'intérieur relative aux autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d'un État membre de l'Union Européenne. Les efforts faits par le Conseil supérieur de l'Ordre des Experts Comptables pour attirer les étudiants sont aussi révélateurs. Au moins deux explications peuvent être avancées : la comptabilité et les disciplines associées, tel le droit, semblent peu attractives pour de nombreux étudiants malgré des débouchés professionnels nombreux. Ensuite, l'audit légal est sensiblement moins valorisant que les métiers du conseil alors même qu'il offre des perspectives de carrière intéressantes.

Les besoins sont variés si nous distinguons les petites structures des grandes.

Les  grandes structures sont construites sur un système pyramidal avec beaucoup de jeunes diplômés. La formation y est d'une certaine manière intégrée et les méthodes de travail très structurées. Il existe des départements spécialisés par secteur d'activité : industrie, banque, distribution.

Certaines de ces structures sont tellement bâties sur la rotation des jeunes qu'elles ont des difficultés à pourvoir les postes d’encadrement Intermédiaire.

Dans les structures de taille moyenne, le métier est très exigeant car nécessitant une plus grande polyvalence.

Enfin, de nouvelles formes d'audit apparaissent. Depuis 2013, les informations publiées dans le cadre du rapport sur la RSE (responsabilité sociale et environnementale) doivent faire l'objet d'une appréciation.

Les commissaires aux comptes se sont déjà positionnés sur ce nouveau marché. Il est nécessaire d'avoir une maîtrise de la comptabilité, du droit et des systèmes d'information, mais les qualités relationnelles ne doivent surtout pas être négligées. Et, enfin, compte tenu d'une activité relativement saisonnière nécessitant de nombreux déplacements, il faut faire preuve d'une vraie disponibilité.

 

Commissariat aux comptes, un métier en quête de spécialistes :

Patrick Rolland, président de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles.

Bien que nous soyons dans un climat économique délicat avec une croissance  incertaine, le métier de commissaire aux comptes, garant de la sécurité financière, présente des atouts indéniables. Nos missions sont variées et intéressantes, et nos cabinets ne connaissent pas le chômage.

Nous recrutons environ 10 000 postes par an et pas seulement à niveau bac+5. C'est un métier où il ne faut pas parler que de comptabilité. Nous avons besoin de regards neufs et différents car nos interventions, dans les entreprises, les associations, les universités, les hôpitaux, les collectivités locales, sont clés pour afficher une sécurité financière nécessaire au bon fonctionnement de l'économie.

Notre rôle de créateur de confiance nous amène également à intervenir dans la lutte contre la fraude et le blanchiment.

Nous participons à la régularité du fonctionnement des entités que nous contrôlons. Pour exercer, il est nécessaire de posséder une faculté d'adaptabilité, de la curiosité, de l'ouverture aux autres, de la rigueur, la capacité à travailler en équipe, et bien entendu porter intérêt aux chiffres et à l'entreprise.

C'est un métier passionnant et varié où les salaires sont attractifs et rapidement évolutifs. Les formations bac+5 donnent le niveau requis, les connaissances de base, la capacité de travail en adéquation avec ce que nous demandons aux équipes.

Des ingénieurs, élèves d'écoles de commerce, juristes, peuvent ainsi intégrer plus facilement qu'avant les cabinets d'audit.

Source Onisep - Studyrama

Le marché de l'emploi
123 ko, 11/06/2015 télécharger

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