Zoom emploi

Zoom emploi Batiment Travaux Publics

Les ingénieurs toujours aux avant-postes

Si elles ont parfois du mal à recruter suffisamment de jeunes diplô1més, les carrières industrielles et technologiques disposent pourtant de sérieux arguments en leur faveur. Parmi les profils les plus recherchés, les doubles profils, ingénieurs-managers, ou les ingénieurs ayant su s'armer de spécialités supplémentaires.

Aujourd’hui, les entreprises font part de besoins dans de nombreux domaines. Le big data et l'environnement communiquant, le stockage d'énergie, le démantèlement nucléaire, l'éco-innovation, la rénovation du bâti ancien ... Il y a incontestablement du travail, ... Lorsque Bruno Goubet, directeur de l'école des Mines d'Alès évoque les grands enjeux du secteur scientifique et technologique, les domaines sur lesquels travailler ne manquent pas. Que l'on parle énergies, transport, biotechnologies, ou encore aéronautique, les thématiques cruciales sont les mêmes : développement économique durable, infrastructures performantes et respect de l'environnement.

BTP : des opportunités pour se construire une carrière
Des logements collectifs ou individuels jusqu’aux équipements publics, les entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP) interviennent partout. Elles continuent de recruter massivement malgré la crise. Des ouvriers d’abord, mais aussi, et de plus en plus, des diplômés du supérieur.
Le BTP a besoin de cadres et d’ingénieurs pour faire face à de nouvelles exigences.
Le BTP recrute massivement malgré la crise
Routes, ponts, canalisations, mais aussi logements et édifices publics... Depuis l’artisan travaillant en solo jusqu’aux géants tels que Vinci ou Eiffage, les entreprises du BTP ne chôment pas. Aussi continuent-elles de recruter massivement malgré la crise.
Chaque année, le secteur du bâtiment embauche environ 80 000 personnes, et les travaux publics intègrent presque 27 000 nouveaux entrants.
Ces secteurs de main-d’œuvre, qui rassemblent presque 1 500 000 personnes, comptent une majorité d’ouvriers à renouveler régulièrement.
Car ils sont nombreux à partir à la retraite ou à évoluer dans la hiérarchie.
Reste que le BTP a aussi un besoin accru de cadres  et ingénieurs pour faire face à de nouvelles exigences.
La profession compte une grande majorité de CDI (83%), le plus souvent à temps complet (90%).

Une majorité d’ouvriers et des cadres aux compétences élargies
Sur les chantiers du bâtiment, les ouvriers sont majoritaires (75 %), se répartissant entre le gros œuvre (le maçon ou le conducteur d’engins y sont en bonne place) et le second œuvre, c’est-à-dire toutes les finitions, de la toiture à la peinture en passant par l’électricité (plombier, menuisier, carreleur, chauffagiste, charpentier…).
Les travaux publics s’appuient également sur les équipes ouvrières (65 %), chargées de domaines aussi divers que la construction de routes, l’installation d’éclairages publics, la collecte des déchets, l’acheminement de l’eau potable…
A la tête des équipes, des chefs de chantier, des conducteurs de travaux, des commerciaux… dont les compétences s’élargissent.
En cause, les nouvelles réglementations liées au développement durable ainsi qu’à la concurrence accrue entre les entreprises pour décrocher les marchés.
Résultat : la part des salariés d'un niveau supérieur au bac ne cesse d'augmenter et atteint aujourd'hui près de 25% des actifs.

 

Souce : Onisep - Studyrama
Ingénieurs-managers, ingénieurs de spécialisation, les profils gagnants.
Parmi les profils les plus adaptés à ces défis figurent incontestablement les ingénieurs et parmi eux les ingénieurs spécialisés [ou de spécialisation) et les ingénieurs-managers.
De quoi afficher des compétences très appréciées, pour des salaires élevés.
«Principales qualités appréciées par les entreprises, reprend Bruno Goubet, la capacité créative, une maîtrise de systèmes complexes qui sont la réalité quotidienne des entreprises, une compréhension des modèles physiques et la maîtrise de technologies avancées».

LE PREMIER RECRUTEUR : LES BUREAUX D'ÉTUDES ET LES SOCIÉTÉS DE CONSEIL
En 2013, selon la Conférence des grandes écoles, le principal employeur des ingénieurs sont les bureaux d'études et les sociétés de conseil (17% des recrutements). Viennent ensuite l'industrie aéronautique, automobile, navale et ferroviaire (14%). juste devant l'énergie (11,5%) et le BTP construction (9%). A signaler la lente décrue des recrutements dans le domaine financier qui ne représentent qu'environ 3% des embauches.
En 2013, toujours selon les chiffres de la Conférence des Grandes Ecoles. Les jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs promotion 2012 évoluant en France étaient rémunérés 33 067€ par an au moment de l'enquête. Soit une nette progression par rapport à la promo précédente qui percevait 32 079€. Primes incluses, la somme grimpe à plus de 35 500 € par an.
Le taux net d'emploi était par ailleurs de 83,5%. 12% des ingénieurs travaillant par ailleurs à l'étranger.

Enfin les PME apprécient elles aussi  beaucoup les jeunes bac+5 et au delà. Or ces dernières peinent à recruter par manque de visibilité. De nombreux baby-boomers prennent leur retraite et songent à transmettre leur entreprise sans toujours trouver preneur. Elles sont une vraie source d'emploi.

Les métiers du BTP

 

Sur le web

Inscrivez-vous à notre newsletter

Trouver une formation au
Cnam Picardie

Trouvez une Unité d'Enseignement