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Commerce et distribution : un marché de l'emploi dynamique

Réputés difficiles, les métiers de la vente et de la distribution souffrent d’une mauvaise image. Pourtant, même en période de crise, ils recrutent à tous niveaux, des jeunes en particulier.

Commerce en ligne ou puces électroniques… un secteur à la pointe de la technologie.

Si les fonctions commerciales n'ont pas toujours bonne réputation auprès des jeunes Bac+4/5, elles sont pourtant un passage très formateur. Découverte du terrain, découverte des clients, les avantages ne manquent pas à s'investir dans ce domaine.

Les entreprises auront toujours besoin d'acheteurs et de vendeurs... Le constat paraît simple, mais il faut bien le garder à l'esprit pour se rendre compte de tout le potentiel de l'activité.

On touche là. en effet, au cœur du jeu économique...

Et si les métiers de la vente peuvent souffrir d'une certaine décote aux yeux des jeunes diplômés, ils sont cruciaux pour les entreprises et, de ce fait, toujours générateurs d'opportunités, que l'heure soit à la crise ou à la croissance.

La pure fonction commerciale pointe d'ailleurs régulièrement en tête, toutes catégories confondues, des offres d'emploi collectées par l'Apec.

«Achats, vente, chacun de ces métiers participe à son niveau à la compétitivité de l'entreprise», confirme Olivier Maillard, directeur délégué programmes et Faculté pour le groupe Sup de Co La Rochelle.

«Vendre davantage, optimiser les coûts par les achats, les missions de ces professionnels sont essentielles, que le temps soit à la crise ou à la croissance. Certaines entreprises peuvent même profiter de périodes difficiles pour gagner beaucoup de parts de marché sur des concurrents plus  faibles».

 

3 millions de salariés

Si le public l’associe aux enseignes de la grande distribution (Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin, etc.) et leurs 11 000 points de vente, ce secteur clé de l’économie est bien plus large : commerce entre entreprises (B TO B), immobilier, commerce en ligne...

Sur ses 3 millions de salariés, 2 travaillent dans le commerce de détail, et 1 million dans le commerce de gros (ou "B2B", commerce interentreprises). Des secteurs qui embauchent environ 120 000 commerciaux par an.

Selon Pôle emploi, on recherche, en 2012, 30 000 vendeurs (en habillement, articles de luxe, sport, loisirs, culture), 26 000 employés libre-service et 26 000 ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires.

Très féminisée, la grande distribution reste un vivier d’emplois avec ses 630 000 employés. Elle offre des contrats stables (89% de CDI-contrats à durée indéterminée), mais beaucoup à temps partiel.

Le commerce en ligne continue son expansion et compte 100 000 sites et 60 000 emplois en 2011. Ce sont les eBay, Voyages-sncf et autres Amazon.fr…

Enfin, le secteur de l’immobilier représente, lui, 300 000 personnes, en grande partie des commerciaux indépendants.

 

Vendre…

Dans la grande distribution, les hôtesses de caisse et les employés commerciaux représentent près de la moitié des effectifs.

Les jeunes diplômés font souvent leurs armes en tant que vendeur, puis manager de rayon, pour évoluer vers un poste de chef de secteur. Pour faire face à la concurrence, les fonctions commerciales et marketing sont celles qui recrutent le plus de cadres (manager d’équipes commerciales, directeur de magasin…).

Dans le commerce "B to B", la moitié des embauches concerne les fonctions commerciales : vendeurs itinérants, cadres commerciaux et technico-commerciaux. Des métiers de débutants où l’on peut gagner beaucoup et rapidement.

Les métiers de la logistique se développent et se complexifient avec les nouvelles technologies (progiciel ERP type SAP, puces RFID, par exemple).

Pour toutes les fonctions commerciales, une expérience à l’étranger est un plus. Et face à l’explosion des achats en ligne, les compétences en e-commerce sont aussi très appréciées.

 

… et se vendre

Dans des secteurs où l’expérience du terrain compte beaucoup, la plupart des métiers peuvent s’exercer avec différents niveaux de départ.

Dans les autres professions, une grande partie de l’offre de formations se situe à bac + 2 ou bac + 3, avec la riche palette des BTS, DUT, bachelors et licences

Pour ceux qui visent d’emblée un poste de cadre et des fonctions plus stratégiques, l’éventail des filières à bac + 5 est tout aussi large : diplôme d’école de commerce, master en marketing ou en gestion, d’institut d’administration des entreprises (IAE) ou encore d’IEP (institut d’études politiques).

Un parcours hors des sentiers battus ? Cela marche aussi ! L’important, c’est de savoir saisir les opportunités et de faire ses preuves, si possible dès le temps de ses études.

 

Découvrez des métiers de commerce et de la distribution

 

 

Une bonne connaissance technique des produits présentés

Une très bonne connaissance de l'entreprise et de son marché, un vrai savoir faire en contexte international, ces postes exigent des compétences multiples, et des esprits solides. «Le bon commercial sera aussi très au point techniquement à propos des produits qu'il présente», complète Olivier Maillard. Autres impératifs, maîtriser tous les éléments juridiques des contrats en cours de négociation, et se montrer très organisé et rigoureux. Notamment parce que vendre suppose de travailler sur différents canaux et vers différentes cibles. Ce professionnel devra enfin pouvoir créer un vrai courant commercial en mobilisant tous les outils notamment marketing à sa disposition.

De fait, les domaines commerciaux et marketing paraissent aujourd’hui de plus en plus proches.

 

Une efficace fonction de transition

Autre point intéressant, les fonctions commerciales peuvent être un tremplin privilégié vers d'autres postes.

Très formateur, ce secteur confère une forte expérience terrain et une véritable connaissance du client. «Il sera même parfois plus facile de rejoindre une direction marketing à partir des ventes. Une entreprise ne vit qu'au travers d'un chiffre d’affaires... Le collaborateur ayant démontré sa capacité à générer plus d'activité sera toujours récompensé.»

Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres. Les Bac+4/5 conservent un avantage certain grâce à une vision plus globale du monde des affaires.«Leur point fort. Complète Olivier Maillard, êtrecapables de travailler dans un univers complexe, en connaissant parfaitement les interactions pouvant survenir entre achats-vente, logistique, impact environnemental, international, etc.»

 

L'APEC SOULIGNE LA BONNE SANTÉ DU METIER COMMERCIAL

En dépit des difficultés économiques, les statistiques publiées fin 2013 par l'APEC ou encore la 4ème étude de rémunération du cabinet Hays ont chacune démontré la bonne santé du domaine commercial. Beaucoup d'offres d'emplois et de créations de poste propulsent en effet l'activité au premier rang des secteurs les plus en forme actuellement.

L’.APEC a même décelé dans son indice mensuel de décembre 2013 un rebond de 12% du nombre d'offres d'emplois pour les cadres des métiers du secteur commercial

Sur le web

Témoignage de professionnel

Un bon négociateur commercial  doit-il avoir un Bac+5  plus que du bagou?

Olivier Guyottot, directeur programme Master Grande École-ESC Sup de Co Montpelier

 

«Contrairement à ce que beaucoup pensent et affirment, la Négociation et la Gestion d'équipes commerciales ne sont pas qu'une question de relationnel et de "tchatche". Si le goût du contact avec les autres est essentiel, la Négociation et la Gestion d'équipes commerciales s'appuient sur des connaissances et des outils très précis et très performants, qu'il faut comprendre et maitriser : argumentaires de vente, techniques de négociation, connaissances du produit, méthodes de management, fixation d'objectifs, rémunérations fixes et variables en fonction des résultats... Ce n'est qu'à ce prix que vous pourrez réussir dans ce domaine très concurrentiel et très compétitif car gagner des parts de marché et atteindre les objectifs commerciaux demeurent la condition indispensable pour se développer et croître, quel que soit le secteur ou l'entreprise... Dans cette perspective, une formation de niveau master Bac+5 vous permettra d'apprendre et de découvrir les méthodes les plus avancées et les connaissances les plus pointues et d'accéder ainsi aux postes à fortes responsabilités.

La force de ces formations réside aussi dans les nombreux débouchés qu'elles vont offrir à leurs diplômés, et les perspectives en matière de recrutement demeurent en 2015 très favorables... et ce, quel que soit le secteur d'activité. Dans le cadre de Grandes Écoles de Management ces formations ont l'avantage de s'appuyer sur l'expertise d'enseignants chercheurs dont les travaux et les cours sont à la pointe de la recherche dans ce domaine et sur l'expérience et les témoignages de professionnels en activité dans des entreprises de premier plan. Goût du contact, capacité d'écoute, empathie, rigueur, goût pour l'atteinte d'objectifs sont les principales compétences et qualités à posséder pour se lancer dans une telle voie...

Bien entendu, il est aussi essentiel d'aimer et de croire en son produit... mais cela se juge alors au cas par cas et une formation de niveau master Bac+5 vous permettra d'apprendre à analyser l'environnement de votre entreprise et de votre produit pour optimiser les liens entre la conception du produit et sa commercialisation».

Portraits :

Le marché de l'emploi
111 ko, 11/06/2015 télécharger

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